Calculateur de taux de retrait sûr
Retraite et FIRELa durée pendant laquelle votre portefeuille finance vos dépenses, et ses chances de tenir quand les rendements cessent d'être moyens.
49,6 ans
Au-delà de votre horizon de 35 ans, à rendement constant
4,7 %
Au-dessus de la règle des 4 %
44 %
Trajectoires simulées encore financées à l'année 35
381 739 €
Sur la trajectoire constante, en valeur d'aujourd'hui
La projection à rendement constant couvre tout votre horizon, et pourtant l'argent s'épuise trop tôt dans 56 % des trajectoires simulées. De mauvais rendements dans les premières années du décaissement causent des dégâts qu'une moyenne ne répare pas. Cet écart est le risque de séquence des rendements, et c'est pourquoi une projection constante flatte tous les plans.
Solde du portefeuille pendant le décaissement
- Rendement constant
- Médiane simulée
- Percentiles 10-90
Graphique du solde du portefeuille par année de retraite : une ligne pointillée à rendement constant, la trajectoire médiane simulée et une bande du percentile 10 au percentile 90.
Votre taux face aux études
La règle des 4 % vient de Bengen (1994) et de l'étude Trinity, construites sur les rendements historiques américains pour des retraites de 30 ans. Anarkulova, Cederburg, O'Doherty et Sias (2025) montrent qu'un large échantillon de marchés développés ne soutient qu'environ 2,7 % pour un niveau de sécurité comparable, et 3 % est un entre-deux prudent. Chaque ligne montre les dépenses de première année que ce taux financerait avec votre portefeuille et leur durée à votre rendement réel attendu.
| Taux de retrait | Dépenses financées | Durée du capital |
|---|---|---|
| Votre plan (4,7 %) | 35 000 € | 49,6 ans |
| 2,7 % Cederburg | 20 250 € | Ne s'épuise jamais |
| 3 % prudent | 22 500 € | Ne s'épuise jamais |
| 4 % Bengen | 30 000 € | Ne s'épuise jamais |
Si vous dépensez plus ou moins
Chaque ligne affronte les mêmes marchés simulés, les probabilités de réussite se comparent donc directement et la ligne centrale correspond à la simulation principale.
| Niveau de dépenses | Dépenses annuelles | Taux de retrait | Durée du capital | Réussite |
|---|---|---|---|---|
| 80% du plan | 28 000 € | 3,7 % | Ne s'épuise jamais | 63 % |
| 90% du plan | 31 500 € | 4,2 % | 77,6 ans | 53 % |
| Votre plan | 35 000 € | 4,7 % | 49,6 ans | 44 % |
| 110% du plan | 38 500 € | 5,1 % | 38,5 ans | 36 % |
| 120% du plan | 42 000 € | 5,6 % | 31,9 ans | 29 % |
Comment fonctionne ce calculateur
Le taux de retrait est la part de votre portefeuille que vous retirez comme revenu la première année de retraite, avec l'intention de soutenir ces dépenses dans le temps. Ce calculateur prend la question par l'autre bout : avec le portefeuille que vous avez, les dépenses que vous voulez et le rendement réel que vous attendez, combien de temps l'argent dure-t-il vraiment ? La réponse arrive deux fois. La projection constante suppose que le rendement arrive uniformément chaque année et résout le décaissement de façon exacte, y compris le cas où la croissance remplace entièrement les dépenses et où l'argent ne s'épuise jamais. Tout est en valeur d'aujourd'hui : dépenses, soldes et rendement, que vous saisissez net d'inflation.
La réponse constante est l'optimiste, et le calculateur le dit plutôt que de le cacher. Les marchés ne livrent pas leur moyenne à date fixe, et un portefeuille en décaissement souffre surtout des mauvais rendements de ses premières années, quand les retraits sortent d'une base qui rétrécit. C'est le risque de séquence des rendements. Pour le mesurer, le calculateur exécute aussi une simulation de Monte-Carlo : 5 000 trajectoires de marché où le rendement réel de chaque année est tiré autour de votre rendement attendu, à la volatilité que vous fixez. La probabilité de réussite est la part des trajectoires qui conservent de l'argent à votre horizon, et le graphique montre la bande entre le percentile 10 et le percentile 90 autour de la trajectoire médiane.
Les références donnent du contexte au résultat. La célèbre règle des 4 % vient de Bengen (1994) et de l'étude Trinity, toutes deux construites sur les rendements historiques américains pour des retraites de 30 ans. Anarkulova, Cederburg, O'Doherty et Sias (2025), à partir d'un large échantillon de marchés développés plutôt que du parcours américain exceptionnellement favorable, montrent qu'environ 2,7 % offre un niveau de sécurité comparable. Si votre taux implicite dépasse ces chiffres, le tableau de sensibilité montre ce qu'une baisse des dépenses vous rend en années et en probabilité de réussite. Utilisez le résultat pour dimensionner une marge de sécurité, et revoyez-le quand les marchés et vos dépenses changent.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un taux de retrait sûr ?
C'est la part du portefeuille qu'un retraité peut retirer la première année, puis soutenir en termes réels, avec une probabilité élevée que l'argent lui survive. L'estimation la plus connue est la règle des 4 %, issue de l'étude de William Bengen de 1994 et de l'étude Trinity, toutes deux fondées sur les rendements historiques des actions et obligations américaines pour des retraites de 30 ans. Des travaux plus récents d'Anarkulova, Cederburg, O'Doherty et Sias (2025), sur un large échantillon de marchés développés plutôt que sur le parcours américain exceptionnel, situent le chiffre comparable près de 2,7 %. Aucun nombre unique n'est sûr sur tous les marchés et tous les horizons, et c'est pourquoi ce calculateur montre la durée de vos propres dépenses au lieu de promettre un taux.
Comment le calculateur détermine-t-il la durée de mon capital ?
La projection constante fait croître le solde à votre rendement réel attendu et retire les dépenses annuelles à la fin de chaque année. En résolvant cette récurrence pour l'année où le solde atteint zéro, on obtient la formule de durée d'une rente, la réponse est donc exacte plutôt qu'arrondie à l'année. Deux cas particuliers comptent. Si les dépenses annuelles ne dépassent pas le portefeuille multiplié par le rendement réel, la croissance remplace chaque retrait et l'argent ne s'épuise jamais. Et à un rendement réel de 0 %, la formule se réduit à une simple division, le portefeuille sur les dépenses.
Que signifie la probabilité de réussite ?
Le calculateur simule 5 000 histoires de marché possibles. Dans chacune, le rendement réel de chaque année est tiré d'une distribution dont la moyenne correspond à votre rendement attendu et dont la dispersion est la volatilité que vous fixez, et les dépenses sont retirées en fin d'année. La probabilité de réussite est simplement la part de ces histoires où le portefeuille conserve de l'argent à votre horizon. Une réussite de 80 % signifie donc que le plan a échoué dans 1 000 des 5 000 histoires simulées. C'est une mesure de la place que le plan laisse à la malchance, pas une prévision d'un marché particulier.
Qu'est-ce que le risque de séquence des rendements ?
Deux retraites peuvent obtenir le même rendement moyen et finir de façon complètement différente selon l'ordre d'arrivée des rendements. Quand les mauvaises années viennent d'abord, les retraits sortent d'un portefeuille déjà réduit, et les bonnes années qui suivent travaillent sur une base trop petite pour réparer les dégâts. C'est le risque de séquence des rendements, et il n'existe que pendant les retraits : un épargnant sans retraits finit au même endroit quel que soit l'ordre. C'est la raison pour laquelle la projection constante de ce calculateur est systématiquement plus optimiste que la simulation, et pour laquelle l'écart entre les deux mérite d'être pris au sérieux.
Dois-je saisir un rendement réel ou nominal, et quelle volatilité ?
Un rendement réel, c'est-à-dire après inflation, en moyenne arithmétique. Le calculateur garde chaque chiffre en valeur d'aujourd'hui, un retrait qui conserve son pouvoir d'achat n'est donc un nombre constant que si la croissance est aussi mesurée nette d'inflation. Les portefeuilles d'actions diversifiés ont historiquement rapporté environ 4 à 5 % réels sur longue période, d'où les valeurs prédéfinies de 2, 4 et 5 %. Pour la volatilité, un large portefeuille à dominante actions a connu des variations annuelles proches de 15 %, et les mélanges plus obligataires sont en dessous. Ne saisissez pas ici un 7 ou 8 % nominal, et ne soustrayez pas l'inflation d'un rendement déjà réel.
Que ne prend pas en compte ce calculateur ?
Les impôts sur les revenus d'investissement et les retraits, les frais des fonds et des plateformes, et toute pension publique ou d'employeur, qui pour la plupart des gens remplace une partie des dépenses ; vérifiez comment votre pays impose les retraits à la retraite. La simulation tire le rendement de chaque année indépendamment d'une distribution lognormale, qui sous-estime les krachs plus profonds ou plus longs que ce modèle ne le permet, et elle garde des dépenses fixes en termes réels, alors que les vrais retraités réduisent généralement après les mauvaises années. Elle suppose aussi un seul portefeuille avec un seul rendement, pas des comptes séparés aux règles différentes. Traitez le résultat comme un test de résistance de votre plan, pas comme une garantie.
Ces calculateurs ont une finalité purement informative et pédagogique et ne constituent pas un conseil financier. Consultez toujours un conseiller financier qualifié, un spécialiste du prêt immobilier ou votre banque avant de vous engager.
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